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Origine du Fonds Jean-René Chauvin

par Bonazzi - publié le , mis à jour le

Le fonds Chauvin est fortement lié aux engagements politiques de son producteur, Jean-René Chauvin. Avant-guerre, le fonds d’Archives comprend des publications, articles et textes Trotskistes, une correspondance militante et personnelle, des coupures de presse relatives à la gauche révolutionnaire (trotskyste et Pivertiste) et des documents relatifs à la constitution de la IVème Internationale. Les archives formées durant la guerre correspondent à l’activité clandestine de Chauvin jusqu’à son arrestation et sa déportation (journaux clandestins, tracts « internationalistes », etc.). Nous retrouvons ensuite le manuscrit de Chauvin correspondant à son livre « un trotskyste dans l’enfer nazi » (suite à son expérience concentrationnaire à Mauthausen, puis Auschwitz et Buchenwald, il développe une analyse de la déportation étendue à d’autres régimes que le nazisme). Le fonds regroupe un grand nombre de publications du courant trotskyste des années d’après-guerre, des documents relatifs à la Yougoslavie de Tito (où il a séjourné une année), ainsi que des archives relatives aux regroupements, en France, de courants de la gauche non stalinienne. Citons le RDR (auquel participe Chauvin, avec JP Sartre et David Rousset), puis les différentes formes que prendra « la Nouvelle Gauche » (CAGI, UGS…), incluant les engagements pour l’indépendance de l’Algérie et la déstalinisation. L’amitié de Chauvin avec un militants du POUM espagnol comme Wilebaldo Solano se traduit par des archives concernant ce dernier et « la Batalla ». Puis l’engagement de Chauvin dans le PSU se retrouve dans ses archives. Les archives de 1968, concernent surtout des documents relatifs à la résistance à la répression des organisations « gauchistes ». Chauvin archivera ensuite les documents relatifs aux débats internes à la Ligue Communiste, jusque dans les années 1980. Puis le fonds comprend un éventail des divers petits mouvements ou tentatives de rassemblement de la gauche « rouge et verte » dans les années 1990. L’engagement de Chauvin dans l’association Sarajevo, lors de l’éclatement de la Yougoslavie et du conflit Bosniaque permet de retrouver des publications et textes internes à l’association. L’activité de Chauvin se retrouve par ailleurs dans le travail concernant les camps de concentration et sa participation à des conférences regroupant victimes des camps nazis et du goulag stalinien. Le contexte de la fin de l’URSS se traduit dans les archives de Chauvin par des documents de recherches sur les victimes du stalinisme (trotskystes en particulier) et sur une enquête très fournie concernant l’Affaire Pietro Tresso dit Blasco (assassinat de 4 militants trotskystes dans un maquis tenu par le PCF en Haute-Loire). La correspondance militante et personnelle de Chauvin permet aussi de retracer la vie d’un militant de « la gauche de la gauche » dont l’évolution est à situer dans une analyse prosopographique de ce milieu social. Fonds déposé après la mort de Chauvin, le 27 février 2011, par sa compagne de 60 ans, Jenny Plocki. Un film-itinéraire de la vie de Jean-René Chauvin est visualisable en ligne sur le site http://chsprod.hypotheses.org/.