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Présentation de la bibliothèque Jean Maitron

par Vaccaro - publié le , mis à jour le

Le Centre d’histoire sociale du XXe siècle de l’Université de Paris 1 - UMR 8058 du CNRS, possède une bibliothèque spécialisée, unique en France pour l’importance de son fonds et qui fonctionne également comme centre de documentation. Elle est considérée comme une bibliothèque de référence par les chercheurs et les étudiants, français et étrangers, mais également par un public plus large composé notamment d’enseignants, de syndicalistes et de journalistes. La richesse et la spécificité de ses ressources documentaires permettent d’offrir aux usagers des services documentaires personnalisés.

Cette bibliothèque de recherche est partie intégrante de différents réseaux de bibliothèques et de centres de documentation, français et étrangers, dont les fonds sont consacrés à l’histoire ouvrière et sociale. Sur le plan international, elle est affiliée à l’International Association of Labor History Institutions (IALHI) qui compte notamment parmi ses membres l’Institut d’histoire sociale d’Amsterdam, la Biblioteca Feltrinelli de Milan et la Fondation Friedrich Ebert de Bonn. En France, la bibliothèque du CHS a été à l’origine du Collectif des centres de documentation en histoire ouvrière et sociale (CODHOS) qui regroupe 36 institutions publiques et privées dont la Bibliothèque du CEDIAS-Musée social, la BDIC (Bibliothèque de documentation internationale contemporaine), La Fondation Jean Jaurès, L’Office universitaire de recherches socialiste, le Centre d’Eudes et de recherches sur les mouvements trotskystes et révolutionnaires internationaux, les Archives du Partis Communiste, l’Institut français d’histoire sociale, ainsi que les centres de documentation des grandes centrales syndicales.

Le fonds

À partir de 1966, sous l’impulsion de Jean Maitron (fondateur du Centre d’histoire du syndicalisme de l’Université de la Sorbonne, ancêtre du CHS), le fonds de la bibliothèque s’est constitué grâce aux dons d’organismes politiques et syndicaux et de simples militants. En effet, tout en restant bien ancré dans l’institution universitaire, le centre a toujours bénéficié d’une relation privilégiée avec les acteurs des mouvements sociaux et cette collaboration dure encore aujourd’hui car les représentants des principaux syndicats français siègent toujours dans le conseil scientifique du CHS. Plusieurs initiatives concernant l’enseignement (séminaires), la recherche (colloques) et la documentation (échanges, constitution de bibliographies et de bases de données) sont, chaque année, menées en association avec ces partenaires.

Les ressources documentaires de la bibliothèque étant liées aux activités de recherche et d’enseignement menées au sein de l’équipe, son fonds s’est enrichi et continue de s’enrichir en fonction des axes de recherches définis par ses chercheurs. Il concerne l’histoire des partis et des mouvements politiques, des organisations syndicales, des mouvements sociaux, l’histoire de l’immigration, de l’enseignement, l’histoire urbaine et l’histoire culturelle.

Ce fonds est constitué de :

  • 15 000 ouvrages spécialisés, souvent dons de particuliers et d’institutions ;
  • 2 000 titres de périodiques dont 200 vivants. Il s’agit pour la plupart de publications syndicales et politiques émanant d’organisations militantes diverses, françaises et étrangères (organes, lettres d’information, revues, etc.) ;
  • 3000 travaux inédits d’étudiants : thèses, maîtrises, masters soutenus depuis 1947 dans les universités de Paris et province. Cette collection est unique en France et elle s’enrichit chaque année des nombreux masters concourant au " prix Maitron ". Il s’agit d’un concours institué par l’Université de Paris 1 et l’UNSA en l’honneur de Jean Maitron qui prime le meilleur master de l’année en histoire sociale ;
  • une importante collection de comptes-rendus de congrès politiques et syndicaux ;
  • une importante collection de brochures, pour certaines introuvables ailleurs ;
  • 70 fonds d’archives de militants, d’organisations politiques et syndicales léguées au centre par les militants eux-mêmes ou les familles de ceux-ci à leur disparition ;
  • plusieurs milliers de documents inédits relevant de la " littérature grise " : actes de colloques, rapports scientifiques, etc.