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Circulations des cultures d’opposition : Mouvements politiques et sociaux en Afrique et Madagascar (années 60s-70s)

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Circulations des cultures d’opposition : Mouvements politiques et sociaux en Afrique et Madagascar (années 60s-70s)

Séminaire animé par Maria-Benedita Basto (Paris4/Ceaf), Françoise Blum (CHS), Pierre Guidi (Cemaf), Elikia M’Bokolo(Ceaf), Ophélie Rillon (Cemaf)

Il s’agit de la troisième année d’un séminaire qui s’est donné pour but de développer les outils nécessaires à l’analyse des connexions extra et intra-africaines au carrefour desquelles se sont construits les mouvements politiques et/ou sociaux d’Afrique des années 1960 et 1970 (Révolution congolaise, mai 68 au Sénégal, révolution malgache de 72, mouvements de libération anti-coloniaux). Dans quelle mesure les discours et pratiques contestataires africains procèdent-ils de connexions transnationales ? Peut-on envisager l’émergence d’une culture d’opposition qui transcende les cadres nationaux et continentaux ? Comment peut-on écrire son histoire ? On essaiera de mieux comprendre ce que ces mouvements doivent aux situations locales d’une part et, d’autre part à « l’esprit du temps », au Zeitgeist. Cela nous demandera aussi une confrontation avec les usages du terme « révolution ».

On s’intéressera aux lieux de rencontres internationaux, aux coopérations internationales, ainsi qu’aux réseaux panafricains, franco-africains et mondiaux (afro-asiatisme, Tricontinentale, Internationales syndicales panafricaines etc…). Des Africains étudient en France, dans les pays de l’Est et aux Etats-Unis. Des étudiants français séjournent ou vivent à Dakar et à Tananarive. Les leaders étudiants ou syndicaux voyagent à travers la planète. Les rencontres contribuent à la circulation des savoirs et des pratiques militantes. Les villes africaines deviennent des espaces cosmopolites où s’essaie un autre ordre du monde : y séjournent des mouvements de libération, des groupes dissidents, y circulent hommes, femmes, idées, se construisent des réseaux, s’organisent des réunions internationales. Car aux espaces géographiques se superposent des réseaux typographiques qui les reconfigurent. On s’intéressera également à la diffusion des livres, des revues et des journaux, en s’attachant à comprendre le succès de ceux qui sont alors des best-sellers mondiaux, à l’image du Petit livre rouge ou des Damnés de la terre.

Planning : Les trois années de ce séminaire sont conçues comme préparatoires à un colloque international. Il est aussi ponctué par des journées d’études. La prochaine sera consacrée aux mouvements étudiants en Afrique des années 1960 aux années 2000.

Le séminaire a lieu cette année le lundi, une fois par mois, de 17h30 à 19h30, au CHS, 9 rue Malher 75004 Paris –2e étage –Salle 206. Il est ouvert à toutes et tous.

Blog du séminaire : http://mpsa.hypotheses.org

Contact : fblum@univ-paris1.fr

Programme 2013-2014

Lundi de 17h30 à 19h30 en salle 206 :

14 octobre 2013 : Raphael Botiveau (CESSP- Université Paris 1), Force et faiblesse de l’organisation syndicale : le cas du National Union of Mineworkers (Afrique du Sud)

18 novembre 2013 : Malika Rahal (IHTP/CNRS), L’impossible opposition des communistes algériens (1962-1993)

16 décembre 2013 : Pierre Jean Le Foll-Luciani (Cerhio/Université du Maine), Circulations et radicalisations. Les étudiants communistes algériens entre Alger et Paris (1946-1965)

20 janvier 2014 : Pascale Barthélémy (ENS Lyon), « Macoucou », le Rassemblement démocratique africain et la Fédération démocratique internationale des femmes : jalons pour une histoire genrée et connectée des mobilisations en Côte d’Ivoire (1948-1950)

10 février 2014 : Jean Philippe Dedieu (Iris/EHESS), La participation électorale des migrants africains aux élections de leurs pays d’origine

31 mars 2014 : Maria Benedita Basto (Ceaf/ Université Paris 4), A propos d’Amilcar Cabral, José Neveh (Université de Lisbonne) A propos du concept de peuple

28 avril 2014 : Vincent Bonnecase (LAM/CNRS), Vie chère, contestation sociale et imaginaire de l’Etat en Afrique sahélienne

19 mai 2014 : Yves Mintoogue (CESSP/Université Paris1), Nkaa Kunde. Savoirs endogènes et lutte de libération nationale au Sud-Cameroun (1948-1958).

20 mai : Séance exceptionnelle avec projection de film : Burkina-Faso : les enjeux d’une crise politique - 16h-20h - Amphi Dupuis, Centre Malher. Cliquer pour voir le programme.

16 juin 2014 : Boris Gobille (ENS Lyon), Qu’est-ce qu’un événement global ? Circulations critiques et transferts de contestations en 1968