Accueil du site > Annuaire

Hervé Frédéric

Associé

Contact : rv.fred@aliceadsl.fr

Enseignement

« Les contraintes dans la création cinématographique », charge de cours du Master 2 Cinéma : histoire, théories, archives, dirigé par Sylvie Lindeperg. Université Paris 1, UFR 03, 1er semestre 2014.

« Censure et Nouvelle vague : une obsession réciproque », intervention dans le cadre du séminaire d’Antoine de Baecque, "Genèses et archéologies de la Nouvelle Vague", ENS Ulm, 26 novembre 2014.

« La culture cinématographique du censeur », intervention dans le cadre du séminaire "Histoire culturelle du cinéma" de Christophe Gauthier, Anne Kerlan, et Dimitri Vezyroglou, Institut d’Histoire du Temps Présent, 18 avril 2013

« Analyse filmique et protocole de recherche », intervention dans le cadre du séminaire de Master 2 de Pascal Ory, Université Paris 1. 4 mai 2013 Qualification à la fonction de MCF par les 18ème et 22ème sections du CNU.

Depuis 2001 : professeur au Lycée Henri Wallon d’Aubervilliers (Histoire-Géographie et Cinéma-audiovisuel).

Thèse de doctorat

Les Enfants du cinématographe et d’Anastasie : la censure cinématographique et la jeunesse (1945-1975). Soutenue le 30 mars 2012. Jury composé de Mme Sylvie Lindeperg et MM. Antoine de Baecque (rapporteur), Christian Delage (rapporteur),, Laurent Véray (président) et Pascal Ory (directeur). Mention « Très honorable avec les félicitations du jury ». A partir d’un échantillon constitué d’un dossier de censure sur cinq parmi les 2715 longs-métrages interdits aux mineurs entre 1945 et 1975, cette étude met en lumière la réalité censoriale en combinant trois approches complémentaires : analyse discursive des réquisitoires des censeurs et des plaidoyers des auteurs, analyse statistique, c’est-à-dire quantification du phénomène censorial et, enfin, analyse filmique des œuvres elles-mêmes et, notamment, des séquences incriminées par les censeurs. On retrace l’histoire de la Commission de contrôle des films depuis la Libération jusqu’à la proclamation de la fin de la censure par Valéry Giscard d’Estaing suivie de l’instauration du classement X, en passant par la sévère réforme mise en œuvre en 1961 par les gaullistes. A cette époque, les jeunes, plus nombreux, changent. Et l’inquiétude qu’ils suscitent croît. L’interdiction aux mineurs, placée au centre de l’étude, permet de décrire la politique de moralisation de la jeunesse entreprise par les pouvoirs publics et d’interroger les rapports de la société à sa jeunesse. On a aussi voulu mettre à jour un rituel censorial qui est fait de protocoles et de stratégies, celles des censeurs mais aussi celles des gens de cinéma. Ces derniers, confrontés aux rigueurs de la censure, élaborent des ripostes originales, protéiformes et, parfois, efficaces. Pour autant, les différends qui opposent censeurs et professionnels ne se résument pas toujours à l’affrontement de preux chevaliers de la liberté d’expression combattant l’hydre de l’obscurantisme, loin s’en faut. Il fallait aussi quantifier le rendement de la censure, c’est-à-dire la proportion annuelle de films ayant subi coupures, avertissements, restrictions à l’exportation, refus de doublage ou d’interdictions totales. Pourquoi ces restrictions suscitent-elles, selon les cas, l’assentiment, la contestation ou le scandale ? Mesurer, pendant trente ans, cette conflictualité censoriale, c’est-à-dire la propension des censeurs et des gens de cinéma à entrer en conflit au sujet d’une œuvre, permet de rendre compte de l’évolution de la transgression cinématographique. Jusqu’au milieu des années 1960, celle-ci n’était le fait que de francs-tireurs. Par la suite, la transgression est devenue la réponse industrielle de la profession à la baisse de la fréquentation pour, finalement, se dissoudre dans la banalisation. L’analyse des films censurés permet de tracer les contours d’une jurisprudence censoriale non écrite mais réelle. Elle consiste en dix-huit motifs de censure qui renvoient à la sexualité, à la violence, à la politique et aux questions sociétales. Pendant trente ans, la fréquence des occurrences de ces motifs de censure dans les avis de la Commission varie tout autant que le contenu des images et des dialogues auxquels ils renvoient. En creux, apparaissent l’ensemble des représentations, coproduites par les censeurs et les cinéastes, dont s’est nourrie la jeunesse des Trente Glorieuses.

Ouvrages

Censure et cinéma dans la France des Trente glorieuses, Paris, Editions Nouveau monde, 543 p, 2015, préface de Pascal Ory.

Sur le site de Nouveau monde

Sur le blog des parutions du CHS

Invité de Frédéric Taddéi sur Europe 1 (Le Social club)

Invité de Jean Lebrun sur France Inter (La Marche de l’histoire)

La censure du cinéma en France à la Libération, lauréat du prix « Historien de demain » Paris, ADHE, 2001, 256 p.

Recension dans 1895

Contributions à des ouvrages collectifs

« La censure cinématographique, petite fabrique de “ l’identité nationale “ : un exemple de coproduction culturelle entre censeurs et cinéastes en France de 1945 à 1975 » in Marie-Annick Mattioli, Olga Muro, Michel Prum (dir), « ”L’identité nationale” à l’épreuve des identités culturelles en Allemagne, en France, au Royaume-Uni : une approche critique, Paris, L’Harmattan, 2013, 238 p.

« La Commission de contrôle et les nouveaux auteurs » in Frédérique Bredin, Laurent Bismuth, Eric Le Roy (dir), 58-68 retour sur une génération : vers un nouveau cinéma français, Paris, CNC, 2013, 455 p.

« Encombrante censure : la place de la Commission de contrôle des films dans l’organigramme de la politique du cinéma (1959-1969) » in Dimitri Vezyroglou, (dir) Le cinéma : une affaire d’ Etat (1945-1970), Paris, Comité d’histoire du ministère de la Culture, La Documentation française, 2014, 288 p.

Articles dans des revues à comité de lecture

« Un couple épatant : l’auteur de la Nouvelle Vague et le censeur du cinéma », Le Temps des médias, n°19, numéro thématique "Amour toujours. Du cantique des cantiques à Meetic", automne 2012.

« Un Éros de celluloïd : l’érotisation cinématographique de Paris (1945–1975) », Genre, sexualité & société [en ligne], numéro thématique, “Paris, ville de l’amour & du sexe, du 18e siècle à l’aube des années 1980”, n°10, automne 2013. Lire en ligne

« Anastasie, fille aînée de l’Eglise et de l’Etat : Censure étatique et cotation catholique des films en France (1945-1966) », Vingtième siècle, revue d’Histoire, n°122, avril-juin 2014.

Colloques

« Mesurer le rendement censorial, la conflictualité professionnelle et la transgression cinématographique (France, 1945-1975) », colloque Censure et cinéma, Université de La Rochelle, 29-30 juin 2012.

« ” Films de dingues “ et dialogues de sourds : la réception des films traitant du trouble mental par les censeurs du cinéma, en France, entre 1945 et 1975 », colloque Patients et traitements psychiatriques à l’écran : pratiques militantes, soins et processus de subjectivation, Paris, EHESS, 5 et 6 décembre 2012.

« Stratégies censoriales et professionnelles dans le cadre du contrôle des films (France, 1945-1975) », colloque Censures, d’hier à aujourd’hui : Histoire des censures dans le monde, du XVIIIe siècle à nos jours, Sciences Po, INA, CNRS, Paris, 6-8 février 2014. Publication aux PUR en 2015

Et puis...

« Amours censurées au temps de la Nouvelle Vague », conférence au Forum des images, 18 mai 2013. Regarder la conférence

« Jusqu’où filmer l’amour au cinéma ? », invité de On aura tout vu, émission de Christine Masson et Laurent Delmas, France Inter, émission du 1er juin 2013 Ecouter l’émission

« La Chinoise de Jean-Luc Godard », cours de cinéma au Forum des images, 1er novembre 2013. Regarder la conférence.

« Le trouble mental et son traitement... cinématographique », conférence pour Les Littoerales, BU de Dunkerque, 13 juin 2014.