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Histoire du producteur du fonds - Jean-René Chauvin

par chs - publié le , mis à jour le

L’inventaire détaillé du fonds Jean-René Chauvin (1918-2011) sous Calames (catalogue en ligne des archives et des manuscrits de l’enseignement supérieur) est en ligne depuis février 2012. Lien vers l’inventaire détaillé : http://www.calames.abes.fr/pub/#det...

Histoire du producteur du fonds Jean-René Chauvin

par Jeanne Menjoulet

Jean-René Chauvin est né au cours des derniers mois de guerre, le 16 juin 1918 dans le Cher, puis passe sa jeunesse à Bordeaux, élevé au quotidien par sa mère, Henriette Clavié, après le divorce puis le remariage en 1931 de son père, René Chauvin.

René Chauvin avait déjà 58 ans lors de la naissance de son fils. Il avait été l’un des fondateurs et dirigeants du Parti Ouvrier français. Enfant, il avait travaillé comme galibot dans la mine de charbon, puis comme ouvrier coiffeur. Devenu l’homme de confiance de Jules Guesde, il était considéré comme le meilleur orateur ouvrier (par opposition aux autres orateurs intellectuels). Il fut député de la 5ème circonscription de Seine Saint-Denis de 1893 à 1998. Il fut aussi le seul député qui, une fois battu électoralement, repris ses outils, son peigne, son rasoir et ses ciseaux puis retourna travailler comme ouvrier coiffeur salarié. Il continua à militer jusqu’à ce qu’il quitte la SFIO en mars 1914, en désaccord avec son orientation réformiste. La biographie paternelle exercera une influence marquante sur Jean-René (à qui il avait pourtant déconseillé le militantisme).

Le premier acte militant de Jean-René Chauvin remonte au 6 février 1934. A Bordeaux, le lycéen de 15 ans participe à la contre manifestation locale menée par les organisations ouvrières. En 1935, il adhère aux Jeunesses Socialistes (et non aux Jeunesses Communistes, rendues rédhibitoires alors que se déroulent les procès de Moscou). Il entre alors très rapidement en contact avec la gauche révolutionnaire de Marceau Pivert, influente chez les jeunes. Il adhère aux J .S.R. (Jeunesses Socialistes Révolutionnaires) fin 1936, à Bordeaux.

Il noue des liens dans ces années 1936-1937 avec des militants du POUM espagnol. Cette relation avec les militants de ce parti se renforcera encore après la prise de pouvoir par Franco et leur exil. Grand ami de Wilebado Solano, Jean-René Chauvin sera le gérant de La Batalla durant de longues années pour permettre la publication du journal en France.

C’est par le biais de Pivertistes que Chauvin obtient l’adresse de Trotskistes à Paris. En 1937, Il entre en contact avec Pierre Naville et participe à la constitution de la première cellule trotskyste à Bordeaux (cellule du P.O.I Parti Ouvrier Internationaliste), avec quelques militants des Jeunesses Socialistes, un militant trotskyste, René Girard et un ancien membre du PCF, Léon Bourie, ancien trésorier de la fédération unitaire des cheminots. Chauvin est délégué aux congrès de la Jeunesse Socialiste Révolutionnaire (JSR) à Paris en 1937 et 1938. Cette année-là, il est aussi présent au congrès de la SFIO à Royan, qui exclut la fédération de la Seine dirigée par Marceau Pivert.

Il assiste au congrès du POI du 14-15 janvier 1939 au cours duquel James P Cannon (un des dirigeants principaux de la Quatrième Internationale, fondée en 1938 par Léon Trotsky. ) propose l’entrée du POI dans le PSOP (Parti socialiste ouvrier et paysan) de Marceau Pivert. Chauvin se joint à la minorité (animée par Yvan Craipeau et Jean Rous) qui y est favorable et quitte le POI avec ces camarades. Il adhère au PSOP.

Devenu secrétaire des JSOP en Gironde, il leur propose, lors de la signature du pacte de non agression germano-soviétique un tract qui dénonce le stalinisme comme ennemi mortel du communisme, ainsi que cette" guerre impérialiste qui n’est pas la nôtre". Le tract, imprimé en 3.000 exemplaires, est diffusé devant les Chantiers de la Gironde. Jean-René est arrêté, avec un autre trotskyste, Roger Bourdois, membre des JSOP, et inculpé de « provocation de militaires à la désobéissance, de propagande d’origine étrangère et de menées anarchistes ». Après la déclaration de guerre de septembre 1939, appelé à l’Ecole des élèves officiers d’artillerie de Poitiers, il sera exclu de son corps, en raison de ses antécédents "anarchistes" et déplacé d’un régiment à l’autre, aucun colonel ne voulant de lui. Il est finalement envoyé sur la Somme. Alors que le front est percé, son unité recule par petites étapes, sans échapper aux bombardements aériens.

Chauvin se retrouve à Agen, puis, démobilisé, il retourne à Bordeaux en Octobre 1941 et reprend contact avec son organisation politique, devenue ultra-clandestine. Puis il rejoint Paris où il participe à l’activité d’une cellule avec Pierre Pradalès, puis à celle d’autres cellules. Il assure à diverses reprises des contacts avec la zone libre, notamment à Clermont Ferrand avec notamment Laurent Schwartz, et Ellie Gabey à Marseille. L’année suivante, Craipeau le charge de prendre contact avec la résistance à Marseille, une autre fois, il est chargé de contacter les militants allemands réfugiés en zone libre. A la veille de la guerre, les trotskystes et les anarchistes avaient obtenu la majorité du comité directeur des Auberges de jeunesse, celles-ci deviennent en quelque sorte leur "base sociale". Jean-René Chauvin se déplace en zone libre d’une auberge de jeunesse à l’autre, où il peut développer son point de vue politique. Il y est même envoyé une fois pour recruter des camarades trotskystes allemands réfugiés, afin de les regrouper à Paris pour sortir un journal clandestin en langue allemande.

Arrêté le 22 août 1942 par la police qui l’attendait à son hôtel alors qu’il revenait d’une tournée en zone libre, il réussit à s’évader en sautant par la fenêtre, puis à reprendre contact avec Craipeau. Il est alors envoyé à Nantes où il milite notamment avec Cruau et prend contact avec Gérard Calvez à Brest et Eliane Ronel à Quimper. Il suit des cours d’allemand pour pouvoir discuter avec des marins de la Kriegsmarine qui étaient assez nombreux à Nantes. Il les abordait dans la rue sous prétexte de leur demander du feu et puis essayait de discuter de cette "Scheisse Krieg". Mais les propos ne jamais allé plus loin que des propos sur la Paix...

Réquisitionné pour le STO, il fuit en région parisienne chez Yvan Craipeau à Taverny où il assure les contacts avec Marcel Hic (qui travaille à l’agence France Presse) ainsi qu’avec David Rousset (qui travaille dans un ministère). Grâce à leur travail, Rousset et Hic disposaient d’informations qui permettent de nourrir le journal "La Vérité" (organe trotskyste clandestin, publié depuis 1940).

Un matin du 15 février 1943, Jean-René annonce à Yvan Craipeau qu’il ne rentrera peut-être pas le soir, parce qu’il a rendez-vous avec Pierre Galleti, pour mettre en marche une fabrique de fausses cartes d’identité. Mais il est arrêté près de la gare du Nord en attendant son train. Par hasard dans une rafle. On trouve dans sa serviette le journal La Vérité ainsi que des articles manuscrits. Emmené à la PJ, Jean-René est tabassé. Il supporte les coups, s’évanouit mais ne "lâche" rien pendant 8 jours.

Emmené à la Gestapo, rue des Saussaies, il est interné à Fresnes, puis à Compiègne et déporté successivement à Mauthausen (dans le kommando du Loeble-pass), Auschwitz-Birkenau, évacué d’Auschwitz vers Buchenwald-Berga (un kommando de Buchenwald où l’appareil clandestin du PCF l’avait envoyé pour y être liquidé) puis Leitmeritz en Tchécoslovaquie. Il se trouvait au camp de Leitmeritz lorsque celui-ci fut délivré par l’armée rouge. A son retour, hébergé chez sa mère à Bordeaux durant un an, il reprend contact avec la cellule française de la Quatrième internationale et milite au PCI (Parti Communiste Internationaliste), dont il est candidat aux élections législatives de 1945 et 1946.

Puis il part s’installer à Paris et devient secrétaire à l’organisation, membre de son comité central en 1947 et collaborateur du journal La Vérité. Il suit les grèves de 1947 (usines Renault, cheminots…) et les manifestations et la violente répression qui s’en suit.

Cette année 1947 sera également celle de sa rencontre avec Jenny Plocki. Militante au PCI, la jeune femme, d’origine juive polonaise, a échappé à l’âge de 15 ans (seule, avec son jeune frère Maurice Rajfus) à la rafle du Vel d’Hiv menée par la police française. Jenny sera la compagne de Jean-René pendant plus de 60 ans, adoptant souvent des engagements politiques différents mais partageant les mêmes convictions profondes.

En 1948, après des mois de dissensions internes, le PCI se désagrège. En 1948, après des mois de dissensions internes, le PCI se désagrège. L’ex-majorité (Yvan Craipeau, dont Chauvin suit la tendance) pense qu’il est nécessaire de s’ouvrir aux autres courants de la gauche révolutionnaire et de construire des alliances. La référence révolutionnaire reste, mais elle n’est plus considérée comme portée par le seul mouvement trotskyste. La même année David Rousset et Jean-Paul Sartre créent le RDR (Rassemblement Démocratique Révolutionnaire). Chauvin est exclu du PCI en mars 1948 en raison de son adhésion au RDR. Mais ce Rassemblement ne fera pas long feu. Citons Chauvin, « le RDR apparaissait comme un rassemblement indépendant de gauche, à la gauche même du Parti Communiste. Au premier congrès du RDR, il y avait deux courants qui s’opposaient. L’un, qui était conduit par David Rousset et l’équipe de Franc-tireur, et l’autre qui était conduit par Sartre et par moi et le groupe de copains qui m’entourait. Ce congrès s’est terminé sans qu’il y ait de vote, o ne savait par conséquent pas qui était majoritaire ou minoritaire. Et Sartre, qui n’était pas un militant politique, a démissionné quelques jours après. Ce qui fait que cela a tué le RDR. Cela a éclaté, et chacun est revenu dans sa famille d’origine ».

En juin 1951, Chauvin, figure sur la liste du « Cartel des gauches indépendantes » conduite par Charles d’Aragon dans la 3e circonscription de la Seine en juin 1951, puis, comme il l’écrit dans une lettre au mathématicien Laurent Schwartz, il participe à divers groupes : « Je suis un peu un militant polyvalent puisque je suis les activités de quatre cercles aux contours mal définis. Sur le plan syndical, je suis inscrit au syndicat des journalistes F.O. (…). Il est vrai que le syndicat des journalistes n’absorbe pas beaucoup d’activité, et je milite syndicalement avec les amis de « l’Unité » qui viennent comme tu le sais de se désunir. Je me suis rangé aux côtés des réformistes, non parce que leur programme est sympathique (il n’est d’ailleurs pas antipathique, ils n’en ont pas) mais parce qu’il est impossible de travailler avec nos bons amis du PCI. Sur le terrain politique j’ai participé à son heure à la Gauche Indépendante Socialiste avec Dechezelles, Rous et les deux députés démissionnaires du MRP d’Aragon et l’Abbé Pierre ; puis au Cartel des Gauches Indépendantes qui se survit sous la forme d’une société de pensée (…) Enfin, je me suis laissé attendrir par les camarades qui publient « Démocratie Prolétariennes » qui sont aussi nombreux que les précédents, aussi-vieille-gloire-du-trotskysme, mais un peu plus actifs et plus liés aux milieux ouvriers. Quant à mes contacts avec les yougoslaves, j’en ai retiré la conviction qu’ils sont plus provinciaux que bureaucrates. Leur expérience constitue toujours un bastion bien menacé. Je travaille depuis un an pour la presse yougoslave, mais cela finira bientôt, non pour des raisons politiques, mais à cause de la dévaluation du dinar qui les oblige à réduire le nombre de leurs correspondants à l’étranger ».

Chauvin entre l’année suivante dans le comité directeur du « CAGI » (Centre d’action des gauches indépendantes) organisation socialiste révolutionnaire très proche de L’Observateur de Claude Bourdet, et s’implique pour la Nouvelle Gauche jusqu’en 1956. Il part alors près d’un an en Yougoslavie, où il est notamment correspondant de presse de France Observateur à Belgrade. En 1958, il est élu secrétaire de la Fédération de Paris de l’UGS (Union de la gauche socialiste, fondée fin 1957). Candidat aux législatives de novembre 1958 (dans le XVème arrondissement à Paris), et obtint un peu moins de 5% des voix. La mouvance politique composée notamment de trotskystes devenus indépendants ou liés à des organisations diverses va donner naissance à la Nouvelle Gauche, dans laquelle s’investira Jean-René Chauvin, et dans le cadre de laquelle il militera pour l’indépendance de l’Algérie, de 1956 à 1962. Ils organisent des manifestations avec des personnalités politiques, Sartre et Beauvoir notamment. Dans un premier temps, Chauvin ne suit pas la trajectoire de beaucoup de ses camarades, et n’adhère pas au PSA, ni au PSU. Il milite à la Voix communiste que créent des oppositionnels du PCF. Au niveau des partis politiques, Jean-René Chauvin n’adhère pas au Parti socialiste autonome (PSA) ni au PSU, dans un premier temps. Tout en observant l’évolution de ce parti. Il milite un temps à la Voix communiste que créent des oppositionnels du PCF. Il rejoint par ailleurs les principaux comités de soutien créés face à la répression des régimes d’Amérique du Sud (Argentine, Pérou...)

En 1963, les sollicitations de camarades comme Fournier, Gérard Calvès, Lequenne (qui ont constitué une « tendance socialiste révolutionnaire ») incitent Jean-René à adhérer au PSU dans leur tendance . La volonté de ce courant est de modifier la composition sociologique du PSU, de recruter en milieu ouvrier. Mais la majorité du PSU (menée par Martinet) est opposée à l’immersion dans le milieu syndical. Alors que Gérard Calvès avait animé une vingtaine de bulletins d’entreprise en 1963, il n’en reste plus qu’une demi-douzaine à la veille de mai 68. Chauvin, qui est membre du bureau de la XVe section parisienne du PSU publie « Initiative Socialiste » dans le cadre du courant révolutionnaire. Directeur de publication, il en porte tout le soutien financier. Il assiste aux barricades de 1968 et s’inscrit dans les comités contre la répression à l’encontre des organisations de la gauche radicale, y compris celles dont il n’est pas proche. Même s’il n’appartient pas à Lutte Ouvrière, il prête son nom à cette organisation pour lui permettre de poursuivre son activité Il s’engage aussi, durant cette période, dans le soutien à la lutte pour l’indépendance Vietnamienne.

En 1969, lors de la campagne présidentielle anticipée, alors que le PSU a désigné Rocard, Chauvin qui défendait une entente entre le PSU, la JCR et Lutte Ouvrière, s’oppose à la candidature de Rocard pour le PSU et soutient politiquement Krivine. Il est alors exclu du PSU et rejoint la Ligue Communiste. Mais il n’est pas satisfait de la politique « mouvementiste » de la Ligue entre 1968 et 1973-1974. Comme il le dit, « il y avait une certaine manie chez eux qui était de faire une manifestation chaque fois qu’il y avait un évènement sur la planète. On manifestait pour l’Irlande, on manifestait pour l’Espagne, on manifestait pour le Viêt-Nam… Dans une semaine, on pouvait facilement avoir une manifestation par jour […]. J’ai eu également des divergences parce qu’ils étaient engagés dans la campagne en faveur du Viet Nam sans nuances. Il n’y avait aucune critique du Viet-Minh et de la politique qui était une politique stalinienne à l’intérieur de l’Etat vietnamien » . Il leur reproche ensuite le fait que ses critiques ne soient pas portées à la connaissance des militants et finit par quitter la Ligue, en 1986. Mais il reste très engagé. Et la retraite à 60 ans, de son métier de journaliste, en 1978, n’a pas tari pas sa flamme militante. En 1992, il est invité à Moscou par des anciens du goulag stalinien qui voulaient organiser une conférence et inviter des anciens déportés des camps de concentration nazis. Il constitue une délégation d’une douzaine de camarades, des anciens trotskytes comme Marcel Beaufrère et des figures appartenant à d’autres courants politiques, notamment Germaine Tillon et Anise Postel-Vinay. Lors de la séance inaugurale, Jean-René Chauvin prend la parole – symboliquement - dans la « salle des colonnes » où se déroulèrent les procès de Moscou. Il rappelle sa participation durant cette période (1936-1938) à des comités pour la défense de ces accusés. Il est applaudi par des anciens du goulag.

Au début des années 1990, également, alors que la Yougoslavie commence à éclater, Jean-René Chauvin, qui a des amis dans presque toutes les Républiques yougoslaves, est parmi les tout premiers à rejoindre les rangs de l’Association Sarajevo (présidée par Francis Jeanson), durant l’été 1992. Son activité y est intense, notamment en tant que rédacteur en chef du bulletin de l’Association, la "Lettre de Sarajevo" et en tant que membre du Conseil d’administration.

Alors que le PCF entre dans une ère de « mutation », Chauvin mène par ailleurs une enquête sur les circonstances de la disparition de Pietro Tresso dit Blasco. Ce dernier était un important dirigeant du PC Italien, lié à Gramsci. Devenu trotskyste, il avait été exclu du PCI en 1930. Réfugié en France, Pietro Tresso avait milité au POI. Il avait été arrêté par les nazis en 1942, et emprisonné au Puy-en-Velay. Le 1er octobre 1943, une opération audacieuse des FTP de Haute-Loire avait permis la libération de 79 résistants prisonniers, dont Pietro Tresso et 3 autres trotskystes : Jean Reboul, Abraham Sadek, Pierre Salini, qui sont amenés alors à rejoindre le maquis Wodli, dirigé par le PCF. Ils seront assassinés au maquis. Jean-René Chauvin mène l’enquête plus de 50 ans après les faits, avec Albert Demazière (rescapé) et Paul Parisot. A l’issue de l’enquête, ils rédigeront une lettre à Robert Hue, auquel celui-ci répondra et dont l’Humanité fera écho.

Il adhère par ailleurs à de petits mouvements, comme l’AREV (Alternative Rouge et Verte), dont il démissionne en 1994 parce qu’il désapprouve leur ralliement électoral sans contrepartie aux Verts et le manque de « positions politiques courageuses » vis-à-vis de la Bosnie notamment . Animateur d’un bulletin militant, Le Petit coquelicot, il soutient la campagne d’Olivier Besancenot pour les élections présidentielles de 2002 et rejoint – à nouveau - la Ligue communiste révolutionnaire cette année-là.

Comme le souligne, dans le Maitron (le dictionnaire bibliographique du Mouvement ouvrier), l’article consacré à Chauvin :« Militant infatigable, Jean-René Chauvin chercha constamment une voie pour concilier les aspirations démocratiques et la radicalité révolutionnaire. » Il chercha aussi constamment à apporter sa pierre à l’unification et au rassemblement des forces éparpillées de la “gauche irrespectueuse”. Il meurt le 27 février 2011.

Sources : Fonds d’archives Jean-René Chauvin - Bibliothèque Jean-Maitron. Centre d’Histoire sociale du XXème siècle : - Correspondance Chauvin, notamment : Lettre à Yvan Craipeau du 21 décembre 1968 ; Courrier du PCI juin 46, Lettre à Laurent Schwartz du 2 avril 1952 ; Lettre à Galienne, du 19.09.1969 - Texte dactylographié par Chauvin : "Biographie de Jean-René Chauvin" extraite de Biographies Militants résistants, déportés, et/ou victimes de l’épuration du PCF années 40-50)

- Article de Germaine Tillon relatif à la conférence de 1992 (goulag-déportation) - Les Archives des recherches Chauvin-Demazière concernant l’assassinat de Pietro Tresso dit Blasco . - Publication de Chauvin « Samizdat » ‘Sous la recomposition la décomposition’ (08/07/1994) (cote 1-JRC-8G)

Ouvrage « Un trotskyste dans l’enfer Nazi » (Editions Syllepse, 2006)

Film DVD « Jean-René Chauvin, un trotskyste indépendant » (2001, Plan Large Production)

Entretien Jenny Plocki réalisé au CHS juin 2011

Biographie Chauvin, tirée du « Maitron », dictionnaire biographique du Mouvement Ouvrier